Critères d’un choix d’ordonnanceur

Les trois premiers critères concernent la plateforme de l’agent, ils arrivent largement en tête et indique que la centralisation de ses traitements arrivent bien avant les notions d’ordonnancement. Windows arrive en tête, suivi de et enfin Unix, cela n’est pas surprenant dans la mesure où on aura plus de facilité à trouver des outils sur Unix et qu’un administration Unix a plus souvent le réflexe de mettre en place des mécanismes de centralisation.

Viennent ensuite les précisions sur le type de machines Windows concerné : Windows 2008 puis Windows 2003. On notera que RedHat arrive en tête des agents Linux en 12ème position puis Debian, loin derrière avec la position 71. L’agent AIX arrive entre les deux, en position 54.

L’agent mainframe est en 5ème position, il reste la préoccupation de beaucoup d’administrateur qui souhaitent disposer d’un outil unique quelle que soit la plateforme. Peu d’éditeur propose ce type d’agents mais la présence de plus en plus fréquente de SSH sur ce type de machine permet d’exécuter des traitements sans pour avoir nécessairement un agent.

Choix des agents : l’ordonnanceur doit être capable de centraliser les différents types de machines à travers des agents supportés par l’éditeur. Il faut privilégier les offres larges avec, par exemple, des Linux autres que RedHat et Suse et vérifier si le support de l’éditeur prend en compte l’ensemble des OS du SI. Dans le cas contraire, une offre agentless est une alternative qui a au moins le mérite d’être économiquement intéressante.

Vient ensuite la question du support qui reste l’élément indispensable pour ce type d’outil. La quasi-totalité des projets estime que le support est un élément indispensable. Plus que le support, le client attend une vraie relation avec son fournisseur, les critères 22 et 24 sont respectivement l’offre de formation et l’accompagnement. Vient tout de suite après, la question de la pérennité de la solution. Les utilisateurs considèrent que l’ordonnancement doit être le cœur de métier de l’éditeur (critère 34), ce type de société apparait comme un spécialiste du domaine contrairement à un éditeur dont le produit est noyé dans un catalogue. L’interface en français arrive en 30ème position, au-delà de la simple interface, il faut s’assurer que la documentation est aussi disponible en français. Les présentations avant-vente et la stabilité des équipes de développement arrivent respectivement en 38 et 40ème position. La documentation en libre-service est en 59ème position et traduit une envie de découvrir le produit avant de rentrer dans la démarche commerciale.

Offre éditeur : Un projet d’ordonnancement est structurant pour la production, il peut être complexe car il touche différents domaines (systèmes hétérogènes, bases de données, normes, processus, etc…). Un accompagnement est impératif mais il ne doit pas se limiter à la mise en place, une relation suivie est important pour la vie du produit. La solution doit être pérenne et les interlocuteurs doivent être des spécialistes du domaine. Si une interface en français peut être discutable, la documentation doit impérativement être fournie dans la langue de l’utilisateur tout comme les ouvertures d’incidents, c’est la garantie d’une meilleure communication.

Les questions d’ordonnancement n’arrivent qu’en 9ème position avec l’enchaînements des traitements en fonction d’un prédécesseur, prédécesseur terminé et statut du prédécesseur. Ces 3 critères, redondants, insistent sur la notion de prédécesseurs.

En 13ème position, on aborde la partie interface avec la visualisation des traitements en cours d’exécution. C’est à priori curieux car on s’attend plus à disposer des vues de traitements planifiés ou terminés mais ce critère est pertinent sur le fait que le produit doit permettre de contrôler ses traitements à tout moment or les voir au moment de l’exécution est la certitude de suivre, en temps réel, sa production. De même, le statut « en cours d’exécution » est le statut considéré comme le plus important parmi les différents états du traitement. La vues des traitements planifiés n’arrive qu’en 31ème position, certainement car elle parait assez évidente pour ne pas avoir besoin de le préciser mais ce critère est pourtant déterminant dans le choix du moteur évènementiel ou en montée au plan.

La notion de planification arrive en 15ème position avec le déclenchement horaire et les traitements cycliques. L’ordonnanceur doit permettre de retrouver à minima les options du planificateur de tâches du système d’exploitation mais aussi prendre en charge toute tâche répétitive. Le deuxième déclencheur souhaité est en 26ème et est évidemment l’arrivée ou la modification de fichiers. Par contre, le troisième déclencheur est la ligne de commande et arrive en 33ème position. Ce critère indique une forte volonté de conserver la maitrise du système en conservant un accès en ligne de commande.

La gestion des utilisateurs par les groupes et les profils arrive en 41ème position. Si l’outil devient le centre de la production, il doit être partagé par différents utilisateurs.

Le pilotage n’intervient qu’en 43ème position avec l’action manuelle d’un opérateur comme contraintes des traitements. On remarque un paradoxe qui consiste à sélectionner toutes les options qui permettent de garder la main sur l’automate. On ne trouve ensuite les actions du pilotage, qui est pourtant le premier utilisateur de l’outil, qu’en 79ème position avec : Démarrer un tâche à la demande, accéder directement au journal du traitement et reprendre une tâche incidentée ou non.

Le suivi d’exploitation le plus demandé est le graphique des dépendances (49ème position) puis le suivi au format liste en 92ème position. La notion d’ordonnancement reste mystérieuse en début de projet et la visibilité des dépendances semble prioritaire et cela se confirme dans les premiers mois du projet jusqu’au moment où le volume de traitements ne peut plus être affiché qu’en partie, vient ensuite le moment où on commence à perdre la connaissance des applications. Il est tout à fait illusoire de penser qu’on va suivre une production de plusieurs centaines de traitements par un suivi graphique et c’est bien le mode liste qui s’avèrera ensuite le plus pratique.

Un client lourd sur Windows est privilégié (position 73) suivi par un accès web équivalent au client lourd (position 86). On notera que cet écart se réduira au fur et mesure des impératifs de sécurité et des nouvelles technologies car modifier un poste client pour y installer un nouveau composant devient de plus contraignant alors que dans le même temps des technologies comme HTML5 réduisent l’écart fonctionnel entre ces deux types d’interfaces.

Critères fonctionnels : Il ne faut jamais perdre de vue les fonctions de bases d’un ordonnanceur : la planification, l’ordonnancement, l’exécution et le suivi. La planification passe par une gestion de règles de dates basée sur des calendriers. L’ordonnancement doit gérer différents type de déclencheurs et de contraintes qu’il est nécessaire d’avoir identifié en début de projet. Concernant le suivi des traitements, il faut toujours considérer qu’on aura potentiellement à traiter des milliers de traitements, il faut donc se projeter avec ces volumes et non avec quelques exemples présentés en avant-vente.

Au niveau des types de traitements, ce sont les transferts de fichiers qui arrivent en premier (position 32), souvent pour regrouper le suivi des traitements et la gestion des transferts. Vient ensuite les outils de sauvegarde en 47ème position, la gestion des mails en 58ème position, les serveurs d’applications en 60ème position et les requêtes SQL en 81ème position. On retient une forte volonté de centraliser les traitements d’exploitation mais aussi le besoin d’aller au-delà de la production avec une connexion sur les architectures orientées service.

Pour la partie langage, le shell arrive en 44ème position, bien avant tout autre langage (193 pour Java, 203 pour Perl, 206 pour Powershell).

Connecteurs : Bien que le rôle de l’ordonnanceur soit l’exécution de traitements, il est pertinent de privilégier les éditeurs qui proposent des bibliothèques de traitements qui ont l’avantage d’offrir une meilleure intégration. Inversement, l’ordonnanceur ne peut pas remplacer tous les outils de la production, il peut surveiller ou transférer mais ne remplacera pas un outil de surveillance ni un gestionnaire de transfert.

Du point de vue Infrastructure, c’est la partie supervision qui arrive en position 37 bien avant le choix du serveur qui n’arrive qu’en 46ème position avec Windows et Linux en 65ème position. L’aspect infrastructure, bien que primordial, passe souvent loin derrière les aspects fonctionnels. Le point important est l’intégration dans le SI, techniquement cela se traduit par une intégration avec la supervision qui permettra de traiter ces batchs à travers une interface déjà en place. Le choix de Windows est à rapprocher des critères agents qui indique que la population généralement demandeuse d’un ordonnanceur est majoritairement Windows.

Le choix de la base de données arrive en 56ème position avec une préférence pour un base commerciale, le choix de la base de données gratuite est en 105ème position. Cela confirme le besoin d’un support optimal même si aujourd’hui des bases de données comme MySQL ou PostGres ont prouvé leur fiabilité.

En position 63, on considère que l’ordonnanceur doit être connecté avec la messagerie d’entreprise. La bonne raison est qu’il est toujours utile de prévenir un utilisateur à la fin d’un traitement, la mauvaise est qu’avant l’utilisation d’un ordonnanceur, la gestion des traitements est généralement réalisée par l’envoi de mail, c’est une habitude qu’il faut rapidement abandonner.

Infrastructure : Il sera toujours pertinent de choisir l’OS sur lequel l’équipe d’exploitation à le plus de compétences. Si l’équipe est composée d’administrateurs Windows, il serait aberrant de choisir du Linux. Par contre, si l’équipe dispose de compétences Windows et Linux, le choix Linux s’avère plus avantageux que ce soit sur la partie licences, consommation des ressources ou facilité d’exploitation. Une machine Linux, dédiée à l’ordonnancement, sans interface graphique pour préserver les performances est un très bon choix. La panoplie d’outils Linux (Rsync et autres) permet de simplifier l’administration. Si vous avez des licences et des administrateurs Oracle, cette base de données reste la plus utilisée. Dans le cas contraire, PostGres ou MySQL restent de très bon choix.

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Choix d’ordonnanceur a été mis en ligne en Octobre 2010 et depuis cette date ce sont plus de 500 études qui ont été réalisées et qui ont permis d’identifier les critères récurrents. L’idée n’est pas de dégager les tendances ou les évolutions depuis cette époque mais au contraire, et plus simplement, de voir les critères qui reviennent fréquemment et forment la base du choix, pour cela nous allons passer en revue les 100 critères les plus utilisés.

Mise à jour :25 avril 2014
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Auteur : J. Tan
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Tout ce qu’il faut savoir pour ordonnancer ses traitements informatiques. Vous trouverez toutes les informations à partir du choix de l’ordonnanceur à travers un comparatif détaillé jusqu’à l’exploitation quotidienne de l’environnement de production.

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